Audit énergétique : une nouvelle obligation ?

La Loi oblige les grandes entreprises à réaliser un audit énergétique. Certaines données de cet audit énergétique doivent être transmises à l’autorité publique via une plate-forme informatique dont le nom vient d’être dévoilé. Quel est-il ?
Transmettre l’audit énergétique à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
Réaliser un audit énergétique est une obligation pour les entreprises qui, lors des 2 derniers exercices comptables précédents la date d’obligation d’audit, remplissent l’une des 2 conditions suivantes, à savoir :
- avoir un effectif supérieur ou égal à 250 personnes ;
- avoir un chiffre d’affaires annuel excédant 50 millions d’euros et un total de son bilan excédant 43 millions d’euros.
Cet audit énergétique va donner lieu à la rédaction d’un rapport que vous devrez transmettre à l’autorité publique à des fins de statistiques. Ce rapport est transmis à l’autorité publique via un site internet géré par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Ce site internet est : www.audit-energie.ademe.fr.
Via ce site internet, vous devrez transmettre des informations relatives à votre entreprise, aux modalités de réalisation de l’audit énergétique et au contenu de cet audit.
Les données transmises sont confidentielles : seul l’Etat, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et vous-même pouvez y avoir accès. Ces données sont, en effet, couvertes par le secret commercial et industriel.
Source : Arrêté du 20 mai 2016 relatif aux données à renseigner et aux catégories d’utilisateur concernant la plate-forme informatique prévue par l’article L. 233-1 du code de l’énergie
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Crédit immobilier : une protection de l’acquéreur-emprunteur renforcée

A compter du 1er juillet 2016, la protection de l’acquéreur-emprunteur sera renforcée par la création d’une fiche d’information standardisée européenne et par l’encadrement plus strict de l’analyse de la solvabilité. Explications.
Crédit immobilier : la fiche d’information standardisée européenne
Au plus tard lors de l’émission de l’offre de crédit, la banque doit communiquer à votre client, gratuitement, sous la forme d’une Fiche d’Information Standardisée Européenne (FISE), les informations personnalisées permettant à votre client :
- de comparer les différentes offres de crédit disponibles sur le marché ;
- d’évaluer leurs implications ;
- de se déterminer en toute connaissance de cause sur l’opportunité de conclure un contrat de crédit.
Toutes les informations complémentaires que la banque souhaite donner à votre client doivent être fournies dans un document distinct de la fiche mentionnée au présent article.
Crédit immobilier : une analyse de la solvabilité de votre client encadrée
Un prêt n’est accordé à votre client que si la banque a pu vérifier que les obligations découlant du contrat de crédit seront vraisemblablement respectées conformément à ce qui est prévu par ce contrat. A cette fin, avant de conclure un contrat de crédit, la banque doit procéder à une évaluation rigoureuse de la solvabilité de votre client.
L’évaluation de la solvabilité se fonde sur des informations relatives :
- aux revenus de votre client, à son épargne et à ses actifs ;
- aux dépenses régulières de votre client, à ses dettes et autres engagements financiers.
Votre client est informé par la banque, au stade précontractuel, de manière claire et simple, des informations nécessaires à la conduite de l’évaluation de solvabilité et les délais dans lesquels celles-ci doivent lui être fournies. Ces informations sont contrôlées de façon appropriée, en se référant notamment à des documents vérifiables.
A l’issue de la vérification de la solvabilité, la banque informe, dans les meilleurs délais, votre client du rejet, le cas échéant, de sa demande de crédit.
La banque ne peut ni résilier ni modifier ultérieurement le contrat de prêt conclu avec votre client au motif que les informations fournies étaient incomplètes ou qu’il a vérifié la solvabilité de manière incorrecte, sauf dans l’hypothèse où il est avéré que des informations essentielles à la conclusion du contrat ont été sciemment dissimulées ou falsifiées par votre client.
Source :
- Ordonnance n° 2016-351 du 25 mars 2016 sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage d’habitation
- Décret n° 2016-607 du 13 mai 2016 portant sur les contrats de crédit immobilier aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage d’habitation
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Tableau des cotisations sociales dues par les médecins du secteur 1 – Année 2016 (2)

Tableau des cotisations sociales dues par les médecins du secteur 2
Année 2016
1/ Assiette et taux des cotisations
Tableau récapitulatif des cotisations sociales au 1er janvier 2016
|
Cotisation |
Base de calcul |
Taux/montant |
|
Maladie |
Sur les revenus conventionnés nets de dépassements d’honoraires |
9,81 % (dont 0,11 % à votre charge et 9,70 % à la charge de la CPAM) |
|
Sur les revenus conventionnés en dépassements d’honoraires et sur les revenus non conventionnés |
9,81 % |
|
|
Allocations familiales* |
Sur les revenus conventionnés nets de dépassements d’honoraires |
Taux variable* (dont 5 % pris en charge par la CPAM jusqu’à 38 616 € et 2,90 % au-delà) |
|
Sur les revenus conventionnés en dépassements d’honoraires et sur les revenus non conventionnés |
Taux variable* |
|
|
CSG/CRDS |
Montant du revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires |
8 % |
|
Sur les revenus de remplacement que sont l’allocation forfaitaire de repos maternel, l’indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité maternité, l’indemnité de congé paternité et l’indemnité de remplacement maternité |
6,70 % |
|
|
Contribution à la formation professionnelle |
Sur la base de 38 040 € (plafond annuel SS 2015) |
0,25 % 0,34 % pour le conjoint collaborateur ou associé |
|
Contribution aux Unions régionales des professionnels de santé (CURPS) |
Sur l’ensemble du revenu d’activité non salariée |
0,5 % dans la limite de 193 € |
|
Retraite de base (CARMF) |
Jusqu’à 38 616 € |
8,23 % |
|
Jusqu’à 193 080 € |
1,87 % |
|
|
Retraite complémentaire |
Sur les revenus de l’activité non salariée de 2014 dans la limite de 135 156 € |
9,60 % |
|
Allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) |
Part forfaitaire |
4 850 € (dont 1 617 € à votre charge et 3 233 € pris en charge par la CPAM) |
|
Part proportionnelle sur les revenus de 2014 plafonné à 193 080 € |
2,60 % (dont 1/3 à votre charge et 2/3 à la charge de la CPAM) |
|
|
Invalidité-Décès |
Jusqu’à 38 616 € de revenus en 2014
|
622 € |
|
Entre 38 616 € et 115 847 € en 2014 |
720 € |
|
|
Au-delà de 115 847 € en 2014 |
836 € |
* Taux variable des cotisations d’allocations familiales
- 2,15 % pour les revenus inférieurs à 42 478 € (110 % du plafond de la Sécurité Sociale)
- 5,25 % pour les revenus supérieurs à 54 062 € (140 % du plafond de la Sécurité Sociale)
- Entre 2,15 % et 5,25 % pour les revenus compris entre 42 478 € et 54 062 €, selon la formule suivante : Taux = 5,25 – 2,15 /0,3 x 38 616 x (r – 1,1 x 38 616) + 2,15 (r = votre revenu d’activité)
2/ Assiette et cotisations forfaitaires
• Au titre de la 1ère année d’activité en 2016
|
Cotisation |
Assiette maximale |
Cotisation maximale |
|
Maladie |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
8 € (à votre charge) |
|
Allocations familiales |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
158 € (dont 5% à la charge de la CPAM) |
|
CSG / CRDS |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
587 € |
|
Retraite de base |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
741 € |
|
ASV |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
1 617 € (part forfaitaire à votre charge) |
|
64 € (part proportionnelle à votre charge) |
||
|
Invalidité – Décès |
|
622 € |
|
Contribution à la formation professionnelle |
38 040 € x 0,25 % |
95 € |
|
CURPS |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
37 € |
• Au titre de la 2ème année d’activité en 2016
|
Cotisation |
Assiette maximale |
Cotisation maximale |
|
Maladie |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
11 € (à votre charge) |
|
Allocations familiales |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
224 € (dont 5% à la charge de la CPAM) |
|
CSG / CRDS |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
834 € |
|
Retraite de base |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
1 053 € |
|
ASV |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
1 617 € (part forfaitaire à votre charge) |
|
90 € (part proportionnelle à votre charge) |
||
|
Invalidité – Décès |
|
622 € |
|
Contribution à la formation professionnelle |
38 040 € x 0,25 % |
95 € |
|
CURPS |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
52 € |
3/ Cotisations du conjoint collaborateur
|
Cotisation |
Assiette |
Taux / montant |
|
|
Formule |
Base de calcul |
||
|
Retraite de base |
Cotisation sans partage du revenu |
Forfaitaire (1/2 x 38 616 €) |
10,10 % |
|
25 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 38 616 € 1,87 % jusqu’à 48 270 € |
||
|
50 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 38 616 € 1,87 % jusqu’à 96 540 € |
||
|
Cotisation avec partage du revenu* |
25 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 9 654 € 1,87 % jusqu’à 48 270 € |
|
|
50 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 19 308 € 1,87 % jusqu’à 96 540 € |
||
|
Retraite complémentaire
|
25 % de la cotisation du professionnel |
||
|
50 % de la cotisation du professionnel |
|||
|
Invalidité – Décès |
25 % de la cotisation du professionnel |
156 €, ou 180 €, ou 209 € en fonction des revenus du professionnel |
|
|
50 % de la cotisation du professionnel |
311 €, ou 360 €, ou 418 € en fonction des revenus du professionnel |
||
Sources :
- www.urssaf.fr
- www.carmf.fr
Tableau des cotisations sociales dues par les auxiliaires médicaux – Année 2016 (2)

Tableau des cotisations sociales dues par les auxiliaires médicaux
Année 2016
1/ Assiette et taux des cotisations
Tableau récapitulatif des cotisations sociales au 1er janvier 2016
|
Cotisation |
Base de calcul |
Taux |
|
Maladie |
Sur les revenus conventionnés nets de dépassements d’honoraires |
9,81 % (dont 0,11 % à votre charge et 9,70 % à la charge de la CPAM) |
|
Sur les revenus conventionnés en dépassements d’honoraires et sur les revenus non conventionnés |
9,81 % |
|
|
Allocations familiales* |
Sur les revenus d’activité non salariée (hors contrat incitatif) |
Taux variable* |
|
CSG/CRDS |
Montant du revenu professionnel + cotisations sociales obligatoires |
8 % |
|
Sur les revenus de remplacement que sont l’allocation forfaitaire de repos maternel, l’indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité maternité, l’indemnité de congé paternité et l’indemnité de remplacement maternité |
6,70 % |
|
|
Contribution à la formation professionnelle |
Sur la base de 38 040 € (plafond annuel SS 2015) |
0,25 % 0,34 % pour le conjoint collaborateur ou associé |
|
Contribution aux Unions régionales des professionnels de santé (CURPS) |
Sur l’ensemble du revenu d’activité non salariée |
0,10 % dans la limite de 193 € |
|
Retraite de base |
Jusqu’à 38 616 € |
8,23 % |
|
Jusqu’à 193 080 € |
1,87 % |
|
|
Allocation supplémentaire de vieillesse (ASV) |
Cotisation forfaitaire |
570 € (dont 2/3 à la charge de la CPAM et 190 € restant à votre charge) |
|
Cotisation proportionnelle au revenus conventionnés de 2014 |
0,40 % (dont 60 % à la charge de la CPAM) |
|
|
Retraite complémentaire |
Cotisation forfaitaire |
1 400 € |
|
Cotisation proportionnelle |
3 % |
* Taux variable des cotisations d’allocations familiales
- 2,15 % pour les revenus inférieurs à 42 478 € (110 % du plafond de la Sécurité Sociale)
- 5,25 % pour les revenus supérieurs à 54 062 € (140 % du plafond de la Sécurité Sociale)
- Entre 2,15 % et 5,25 % pour les revenus compris entre 42 478 € et 54 062 €, selon la formule suivante : Taux = 5,25 – 2,15 /0,3 x 38 616 x (r – 1,1 x 38 616) + 2,15 (r = votre revenu d’activité)
2/ Assiette et cotisations forfaitaires
|
1ère année en 2016 |
7 337 € (38 616 € x 19 %) |
|
2ème année en 2016 |
10 426 € (38 616 € x 27 %) |
|
Invalidité-Décès |
654 € |
3/ Cotisations du conjoint collaborateur
Sources :
|
Cotisation |
Assiette |
Taux / montant |
Cotisation minimale |
|
|
Formule |
Base de calcul |
|||
|
Retraite de base |
Cotisation sans partage du revenu |
Forfaitaire (1/2 x 38 616 €) |
10,10 % |
448 € |
|
25 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 38 616 € 1,87 % jusqu’à 48 270 € |
|||
|
50 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 38 616 € 1,87 % jusqu’à 96 540 € |
|||
|
Cotisation avec partage du revenu* |
25 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 9 654 € 1,87 % jusqu’à 48 270 € |
||
|
50 % du revenu du professionnel |
8,23 % jusqu’à 19 308 € 1,87 % jusqu’à 96 540 € |
|||
|
Retraite complémentaire
|
25 % de la cotisation du professionnel |
164 € pour la part forfaitaire |
|
|
|
50 % de la cotisation du professionnel |
327 € pour la part forfaitaire |
|
||
- www.urssaf.fr
- www.carmf.fr
Tableau des cotisations sociales dues par les pharmaciens – Année 2016

Tableau des cotisations sociales dues par les pharmaciensAnnée 20161/ Assiette et taux des cotisationsTableau récapitulatif des cotisations sociales au 1er janvier 2016CotisationBase de calculTauxOrganisme de recouvrementMaladie-maternitéMontant du rev…
Tableau des cotisations sociales dues par les auxiliaires médicaux – Année 2016

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Installer des appareils photovoltaïques : en toute sécurité !

Afin de réaliser des économies d’énergie, de nombreuses installations classées (ICPE) soumises à autorisation se dotent d’appareils photovoltaïques. Du fait de l’activité même de ces ICPE qui peut se révéler dangereuse, il est apparu nécessaire d’encadrer l’implantation de ces appareils. Comment ?
Quelles sont les normes de sécurité ?
A compter du 1er juillet 2016, l’exploitant d’une ICPE soumise à autorisation qui souhaiterait installer des appareils photovoltaïques positionnés sur la toiture, en façade ou au sol, devra respecter un certain nombre de règles. Retenez notamment que :
- le souhait d’implantation des appareils photovoltaïques devra être porté à la connaissance du Préfet avant la pose de ces appareils ;
- certains documents devront être tenus à la disposition de l’inspection des installations classées, notamment :
- ○ la fiche technique des panneaux ou films photovoltaïques fournie par le constructeur ;
- ○ une fiche comportant les données utiles en cas d’incendie ainsi que les préconisations en matière de lutte contre l’incendie ;
- ○ les documents attestant que les panneaux photovoltaïques répondent à des exigences essentielles de sécurité garantissant la sécurité de leur fonctionnement ;
- ○ le plan de surveillance des installations à risques pendant la phase des travaux d’implantation de l’unité de production photovoltaïque ;
- l’exploitant devra identifier les éventuels dangers liés à un choc électrique pour les pompiers en cas de nécessité de recourir à l’eau comme moyen d’extinction ;
- une étude de dangers devra être menée ;
- des pictogrammes dédiés aux risques photovoltaïques devront être placés afin de signaler la présence des appareils photovoltaïques :
- ○ à l’extérieur du bâtiment, auvent ou ombrière au niveau de chacun de accès des secours ;
- ○ au niveau des accès aux volumes et locaux abritant les équipements techniques relatifs à l’énergie photovoltaïque ;
- ○ tous les 5 mètres sur les câbles ou chemins de câbles qui transportent du courant continu ;
- un système d’alarme devra être installé sur chaque appareil photovoltaïque afin d’alerter l’exploitant de l’ICPE (ou une personne désignée par ce dernier) lorsqu’un événement anormal pouvant conduire à un départ de feu est détecté ;
- des dispositifs électromécaniques de coupure d’urgence devront être installés ; ils permettront, d’une part, la coupure du réseau de distribution, et d’autre part, la coupure du circuit de production.
Notez que ces règles ne s’appliquent pas :
- aux ICPE soumises à autorisation dès lors qu’une analyse montre que les appareils photovoltaïques ne présentent aucun impact notable pour l’ICPE ;
- aux ICPE soumises à autorisation qui appartiennent aux rubriques 2101 à 2150 et 3660 de la nomenclature des ICPE.
Source : Arrêté du 25 mai 2016 modifiant l’arrêté du 4 octobre 2010 relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation
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Don et réduction d’impôt : une nouvelle catégorie d’association éligible

Pour qu’un don ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu, il faut qu’il soit effectué en faveur d’un organisme « éligible », notion qui recouvre des catégories diverses d’associations. Une nouvelle catégorie vient d’ailleurs d’être déclarée éligible à cet avantage fiscal…
L’avantage fiscal ouvert à la diffusion des langues régionales
Un don effectué auprès d’un organisme éligible vous permet d’obtenir une réduction d’impôt égale à 66 % du montant du don, retenu dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.
Parmi les organismes éligibles à l’avantage fiscal octroyé en cas de don figurent les associations œuvrant à la diffusion de la culture de la langue et des connaissances scientifiques françaises. La question a été posée de savoir si la promotion et le développement ou la diffusion des langues régionales permettait de bénéficier de cet avantage fiscal.
Et la réponse est positive. Sont considérés comme des organismes à caractère culturel ceux dont l’activité est consacrée, à titre prépondérant, à la création, à la diffusion ou à la protection d’œuvres d’art ou de l’esprit sous leurs différentes formes ; il en est de même des organismes qui, sans exercer directement ces activités, mènent à titre prépondérant une activité propre en faveur du développement de la vie culturelle. Parce que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France (principe constitutionnel), les activités en faveur de leur diffusion, de leur protection ou de leur développement présentent un caractère culturel.
Ce qui rend donc les associations de promotion des langues régionales éligibles à l’avantage fiscal propre aux dons, toutes conditions étant par ailleurs remplies.
Source : Réponse ministérielle Courteau, Sénat, du 26 mai 2016, n° 16279
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Copropriété : individualiser les frais de chauffage collectif

Les immeubles pourvus d’un chauffage collectif doivent comporter une installation qui permet d’individualiser les frais de chauffage afin de déterminer la quantité de chauffage utilisée par chaque copropriétaire dans chaque logement. Une obligation qui suppose la mise en service de compteurs…
Chauffage collectif et compteurs individuels : une obligation, sauf exceptions
Tout immeuble collectif équipé d’un chauffage commun à tout ou partie des logements et fournissant à chacun de ces locaux une quantité de chaleur réglable par l’occupant doit être muni d’appareils de mesure permettant :
- de déterminer la quantité de chaleur fournie à chaque logement ;
- d’individualiser les frais de chauffage collectif.
Notez que les relevés de ces compteurs doivent pouvoir être effectués sans qu’il soit besoin de pénétrer dans les locaux privatifs.
Cette réglementation ne s’applique ni aux établissements d’hôtellerie ou aux logements-foyers, ni aux immeubles dont l’individualisation des frais de chauffage entraînerait un coût excessif résultant de la nécessité de modifier l’ensemble de l’installation de chauffage.
De même, elle ne s’applique pas aux immeubles dans lesquels il est techniquement impossible de mesurer la chaleur consommée par chaque local pris séparément ou de poser un appareil permettant aux occupants de chaque local de moduler la chaleur fournie par le chauffage collectif.
La mise en service des compteurs doit avoir lieu au plus tard le 31 mars 2017. Toutefois :
- si la consommation en chauffage de l’immeuble est comprise entre 120 kWh/ m2SHAB. an et 150 kWh/ m2SHAB. an, la date de mise en service doit avoir lieu au plus tard le 31 décembre 2017 ;
- si la consommation en chauffage de l’immeuble est inférieure à 120 kWh/ m2SHAB. an, la date de mise en service doit avoir lieu au plus tard le 31 décembre 2019.
Source :
- Décret n° 2016-710 du 30 mai 2016 relatif à la détermination individuelle de la quantité de chaleur consommée et à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs
- Arrêté du 30 mai 2016 relatif à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs
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Elections professionnelles : même le choix de l’urne est réglementé ?

Une entreprise organise les élections des représentants du personnel (mise en place des enveloppes, isoloirs, urnes…). Cependant, quelques salariés, aidés de syndicats, réclament l’annulation de ces élections au motif que les urnes utilisées ne sont pas transparentes. Doivent-elles impérativement l’être ?
Urne transparente = condition essentielle de validité des élections ?
Quelques salariés souhaitent faire annuler les élections professionnelles de leur entreprise, épaulés par 2 syndicats. Ils prétendent que leur organisation est irrégulière.
D’après eux, l’entreprise devait utiliser des urnes transparentes, comme pour toutes les élections. Or, ce n’était pas le cas. Ils estiment donc que l’utilisation d’urnes non-transparentes serait une violation des principes généraux du droit électoral, justifiant l’annulation pure et simple des élections. Cependant, pour l’entreprise, il ne s’agit pas d’une condition de validité des élections professionnelles.
Ce que confirme le juge ! En matière d’élections professionnelles, l’utilisation d’une urne non transparente ne remet pas en cause la validité des élections.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, du 24 mai 2016, n° 15-20541
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